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Une reconnaissance légale de la spécificité des pourvoiries

Article mis en ligne le 10 juillet 2008 à 15:04
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Une reconnaissance légale de la spécificité des pourvoiries
La Fédération des pourvoiries du Québec inc. (FPQ) se réjouit de la décision du ministère des Ressources naturelles et de la Faune de réserver l’utilisation des termes «pourvoirie, «pourvoyeur de chasse» et «de pêche» ainsi que toute autre expression pouvant laisser croire qu’il s’agit d’une telle entreprise, aux seuls détenteurs d’un permis de pourvoirie. Il s’agit d’une disposition qui avait été adoptée par le gouvernement il y a plusieurs années mais qui n’était jamais entrée en vigueur.
Selon Marc Plourde, président-directeur général de la FPQ, « il s’agit là d’une première mesure qui favorisera la lutte contre la pourvoirie illégale en permettant aux agents de protection de la Faune d’agir rapidement contre ceux qui s’affichent ouvertement comme pourvoyeur sans détenir le permis requis ». En vertu de cette nouvelle disposition, ces derniers seront passibles d’une amende maximale de $750 pour une première infraction et de $2,200 pour une récidive, en plus d’être susceptibles de voir leur permis de chasse et/ou de pêche suspendu.

Selon la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune, «pourvoirie» désigne une entreprise qui offre, contre rémunération, de l’hébergement et des services ou de l’équipement pour la pratique, à des fins récréatives, des activités de chasse, de pêche ou de piégeage. Le terme « pourvoirie » est un québécisme ayant fait l’objet d’une recommandation officielle de l’Office de la langue française. Il serait apparu pour la première fois en 1988 dans le Dictionnaire du français plus (éditions Hachette), et dans la première édition du Multidictionnaire de la langue française (Éditions Québec Amérique), la même année.

La FPQ regroupe environ 375 pourvoiries opérant partout en province. Il s’agit d’une industrie qui participe au maintien de plus de 6 000 emplois et qui génère des retombées économiques directes et indirectes de plus de 200 millions annuellement. Le réseau des pourvoiries constitue le plus grand réseau d’hébergement en milieu naturel au Québec, avec 5 000 chalets, camps et auberges.

Les pourvoiries accueillent chaque année 425 000 personnes, dont plus de 75% proviennent du Québec.

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