Stephen Harper avec un chapeau de cowboy.
- COMMENTAIRE - Carnet de campagne
Youhou… y'a quelqu'un!
Il y a quelqu'un qui dort au gaz dans l'entourage de Stephen Harper ou bien il est entouré exclusivement d'anglophones du ROC (Rest of Canada). Les deux premières semaines du mois de septembre au Québec, c'est à Saint-Tite que ça se passe. Oubliez le Festival Juste pour rire, le Festival de Jazz, le 400e de Québec, tout le monde vibre au rythme des cowboys. Alors, si je suis premier ministre du Canada et que je déclenche une élection générale pendant cette période, il y a un conseiller politique qui me tape sur l'épaule en me disant que je dois me réserver quelques heures pour un bain de foule en Mauricie. Et pis si ça adonne - comme c'est le cas présentement - que je suis le député de Calgary, et bien je me dis que je dois absolument assister à un rodéo au Festival Western de St-Tite. Là, je crois que Stephen Harper en doit une à son candidat Stéphane Roof…
One night stand
Y'a des aventures d'un soir qu'on préfère oublier. C'est en tout cas l'image qui me vient lorsque j'ai lu dans le quotidien régional que Lise Landry tapait du pied en attendant la visite des candidats locaux. Le lendemain de ce reportage, un courriel me parvient de Ronald St-Onge Lynch où, sur une photo, il sourit de toutes ses dents en serrant la main de la mairesse de Shawinigan, elle aussi visiblement tout aussi enjouée. La photo n'est pas truquée et elle a été prise le 24 juillet à l'Hôtel de Ville. En cas de procès, on pourra toujours envoyer un subpoena à Bob Rae. L'ancien premier ministre de l'Ontario et député libéral était présent lors de la rencontre.
C'était bien mieux avant…
Toujours avec la mairesse, Lise Landry confiait dans le même article s'ennuyer de Jean Chrétien. Elle n'est pas la seule, les journalistes de la Mauricie aussi. Ce n'est pas qu'on n'aime pas les Laforest, Roof et St-Onge Lynch mais il y a une différence à couvrir la politique dans le comté du premier ministre du Canada – même s'il n'y venait que deux ou trois fois en cinq semaines - et faire le même travail dans l'une des 75 circonscriptions fédérales au Québec. Entre 1993 et 2003, les représentants de la presse nationale visitaient régulièrement Shawinigan pour prendre le pouls du comté.
Cinq ans plus tard, les rares qui s'y aventurent le font pour illustrer la désorganisation des libéraux depuis le départ de Chrétien. C'était le cas de Paul Larocque, de TVA, qui a accompagné Ronald St-Onge Lynch une bonne partie de la journée mardi dernier. Terminée la belle époque où un journaliste du Asahi Shimbun – un quotidien japonais tiré à huit millions d'exemplaires, le deuxième journal le plus lu dans le monde – était venu interroger les journalistes à L'Hebdo du St-Maurice lors de la campagne référendaire de 1995.
Au fait, y'a-t-il quelqu'un qui a dit à Stéphane Roof que l'élection est amorcée. Au rythme où il fait les apparitions publiques jusqu'ici, il est en voie de surpasser Jean Chrétien en terme de nombre de présence dans une campagne…