Ronald St-Onge Lynch et André Drouin. Photo L'Hebdo/Andrée-Anne Trudel
Ronald St-Onge Lynch dit non aux accommodements religieux
Les lois doivent prévaloir
Le candidat libéral Ronald St-Onge Lynch dit non aux accommodements religieux et oui aux lois fédérales et provinciales.
Lors d’un point de presse tenu aujourd’hui dans la municipalité réputée pour sa polémique sur les accommodements raisonnables, à Hérouxville, le candidat a mentionné qu’il était contre toute forme d’accommodements religieux qui contredit les lois déjà existantes.
«Je suis contre les accommodements qui vont à l’encontre des lois canadiennes et québécoises. Je fais du taekwondo et j’ai vu une jeune enfant à qui on a empêché de jouer à cause qu’elle portait un foulard. Plusieurs personnes portent des foulards pour faire du sport, je porte des bandeaux souvent et ce n’est pas au point de vue religieux! Moi, je parle plus des accommodements qui vont à l’encontre des lois civiles», explique M. St-Onge Lynch.
Ronald St-Onge Lynch poursuit avec un exemple de ce qui ne devrait pas être toléré au pays. «Par exemple, une policière qui ne peut pas donner une contravention à un homme à cause de sa religion. C’est comme de dire aux femmes: «Vous n’êtes pas aptes à faire ce métier!» Voyons! Ça nous a pris combien d’années pour que les femmes puissent avoir un statut égal à l’homme? On n’ira pas saboter nos propres progrès pour des accommodements religieux!», ajoute-t-il fermement.
André Drouin et Bernard Thompson étaient de ceux qui écoutaient attentivement le candidat. Le conseiller municipal Drouin s’est même dit satisfait de ce qu’il a entendu de la part du candidat libéral, sans toutefois dévoiler où il apposera son X sur le bulletin de vote.
Le candidat d’origine haïtienne a déterré de vieux souvenirs et a fait remonter à la surface tout le débat sur les accommodements. Mais ce n’était pas son but. Il voulait simplement donner son point de vue sur le dossier, parce qu’étant donné son origine, plusieurs personnes le questionnaient à ce sujet.
Le candidat a également mentionné avoir été victime de racisme étant jeune et désire que toutes les formes de discriminations s’arrêtent.
«À l’âge de 4 ou 5 ans, mon père biologique, qui est blanc soit dit en passant, m’a amené à l’Expo de Trois-Rivières. Le préposé à l’accueil des structures gonflables m’a interdit l’accès à cause de ma couleur. Quand on a déjà vécu une situation comme ça, on ne tolère plus ça en 2008! Quand on l’a vécu, on sait de quoi on parle. Peu importe que ce soit la race, la religion ou la couleur, il y a une loi pour tout le monde. On se concentre là-dessus et ça finit là!», lance-t-il d’un ton déterminé.