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Les femmes interpellent les candidats

Andrée-Anne Trudel par Andrée-Anne Trudel
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Article mis en ligne le 7 octobre 2008 à 14:58
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Les femmes interpellent les candidats
En avant-plan, France Lavigne, coordonnatrice des communications et de la vie associative au Centre de femmes de Shawinigan, montre le recueil de témoignages et de statistiques sur la pauvreté des femmes. Elle est accompagnée de Diane Lafrenière, vice-présidente de La Séjournelle, un organisme qui vient en aide aux femmes victimes de violence conjugale, Judith Côté, administratrice au Centre de femmes, et Josée Despins, coordonnatrice du RDDS de Shawinigan. Photo L'Hebdo/Andrée-Anne Trudel
Les femmes interpellent les candidats
En cette journée des Centres de femmes du Québec, les femmes de Shawinigan ont demandé aux candidats des élections fédérales de se prononcer sur leur sort.
France Lavigne, coordonnatrice des communications et de la vie associative au Centre de femmes de Shawinigan, a fait état de la piètre condition de vie de plusieurs femmes québécoises, mauriciennes et shawiniganaises.

«En Mauricie, 7 femmes sur 10 ont un revenu de moins de 20 000$ par année, et ce, si on prend toutes les formes de revenus», ajoute sa collègue, Chantal Dugré, coordonnatrice administrative et du milieu de vie.

Le Centre de femmes de Shawinigan déplore qu’aucun candidat aux élections fédérales ne se soit prononcé sur la pauvreté dont sont victimes ces femmes. «Aucun candidat ni candidate n’a parlé de la pauvreté. Nous les invitons à se prononcer publiquement! Mais on ne veut pas juste de la compassion, on veut des actions», mentionne Mme Lavigne d’un ton ferme.

Le Centre de femmes de Shawinigan propose entre autres des modifications dans l’assurance chômage et des réinvestissements dans les logements sociaux. L’augmentation du salaire minimum à 10,43$ fait également parti de leurs revendications. Ainsi, toutes les personnes qui travaillent au salaire minimum, 40 heures chaque semaine, se hisseront juste au dessus du seuil de pauvreté.

Dans le cadre de la journée québécoise des Centre de femmes, un recueil sous le thème La pauvreté: un enfer privé, une affaire publique a été dévoilé. Par des témoignages et des statistiques, les 101 centres de femmes au Québec veulent faire prendre conscience de la situation de plusieurs de leurs consoeurs.
Une visite chez Robert Deschamps
Un groupe d’une dizaine de femmes est allé cogner à la porte du député provincial, Robert Deschamps, hier. Le groupe a fait état de cette situation de pauvreté.
Épaulé par le Regroupement pour la défense des droits sociaux (RDDS) de Shawinigan, le Centre de femmes a demandé des engagements concrets de la part du député.

«Lors de cette rencontre, le député a été visiblement frappé et touché par les émouvants témoignages des femmes et les éloquentes statistiques de son comté venant lui signifier l’urgence de la situation. Il a signé notre pétition», ajoute France Lavigne.

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