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L’industrie porcine secouée jusqu’en Mauricie

La fermeture d’Olymel s'ajoute à la grève chez ATrahan

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Article mis en ligne le 5 février 2007 à 10:40
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L’industrie porcine secouée jusqu’en Mauricie
George-A Dulac, président du Symdicat des producteurs de porcs de la Mauricie (SPPM).
L’industrie porcine secouée jusqu’en Mauricie
La fermeture d’Olymel s'ajoute à la grève chez ATrahan
La fermeture de l’abattoir Olymel de Vallée-Jonction complique une situation déjà critique pour les centaines de producteurs de porcs de la Mauricie et du Centre-du-Québec.
Si plus de 900 000 porcs sont produits annuellement par les fermes de la région, les producteurs concernés ont de plus en plus de difficulté à sortir les bêtes des entreprises, faute de place dans les abattoirs. Ainsi, selon George-A Dulac, président du Syndicat des producteurs de porcs de la Mauricie (SPPM), au moins 40 000 bêtes restent à placer. Or, les producteurs ne peuvent attendre trop longtemps puisque l'équipement ne permet pas d'abattre des porcs surdimensionnés.. D’autre part, la grève qui sévit depuis plusieurs mois à l’Abattoir Atrahan à Yamachiche a déjà passablement compliqué les choses, après une année marquée par la maladie, la hausse du dollar canadien et la chute des prix. La nouvelle de la fermeture du plus gros abattoir de porcs du Québec vient donc ajouter d’autres inquiétudes, d’autant plus qu’Olymel a aussi signifié récemment aux employés de son abattoir de St-Valérien que l’entreprise fermerait ses portes en avril.

«Si tout ça se concrétise, on aura perdu en quelques mois 40% de la capacité d’abattage du Québec», s’inquiète Jean-Guy Vincent, président du syndicat des producteurs de porcs du Centre-du-Québec. Quatrième région du Québec pour le nombre de porcs produits annuellement, la Mauricie-Centre-du-Québec est durement secouée par la crise.

«C’est toute l’industrie de la région et du Québec qui est touchée et ça va demander une restructuration complète. Il va falloir voir si certains abattoirs de la province peuvent commencer à fonctionner sur deux chiffres et si on peut faire abattre en Ontario. Il faudra aussi voir si les coûts de transport supplémentaires engendrés pourront êtres assumés par les producteurs», fait valoir M. Vincent, ne cachant pas que la situation pourrait contraindre certains producteurs à mettre fin à leurs activités. Du côté du SPPM, quoique le président reste positif à la résolution du conflit de travail chez Atrahan, le ton reste le même: Nous mettons tout en oeuvre pour trouver la capacité maximum d'abattage restante. Ce qui constitue un grand défi considérant que Maple Leaf en Ontario a diminué sa capacité d'abattage. En réglant le conflit à Atrahan, 16 000 places seront disponibles. Ils nous restent donc 120 jours (jusqu’à la fermeture d’Olymel) pour trouver une solution. Le gouvernement doit s'impliquer afin de permettre aux entreprises d'obtenir un prix décent et de passer au travers de cette importante crise.

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