Dave Chartray, à gauche, et Sonia Blouin, à droite, entameront leur cinquième expérience en tant qu'intervenant au projet Eldorado. Ils sont accompagnés de trois jeunes qui sont venus témoigner de leur expérience, Nadia Caissie, Maxime Gignac et Cindy Pelletier. Photo L'Hebdo/Andrée-Anne Trudel
Eldorado: bilan positif et constructif
Mauvais résultats scolaires, rejet, problèmes familiaux, besoin d'argent: plusieurs facteurs peuvent mener à l'abandon scolaire. Par chance, Eldorado tente de raccrocher chaque année ces jeunes par un projet unique.
En place depuis 2003, le projet Eldorado a permis de remettre 102 jeunes sur les bancs de l'école. La façon de s'y prendre est tout de même particulière. Après avoir été recrutés, les jeunes adultes participent à des ateliers de développement personnel et d'orientation scolaire avec le groupe pendant 13 semaines.
Le groupe prend par la suite la direction d'un village guatémaltèque pour effectuer de l'aide humanitaire. Là bas, le projet se divise en quatre volets: travail communautaire, cours d'espagnol, vie familiale purement guatémaltèque et visites culturelles.
Dave Chartray, intervenant du projet Eldorado, explique que la dernière cohorte de jeunes a construit une seconde classe dans le petit village d'Alotenango, où les élèves étaient coincés dans une seule classe. Il ajoute qu'ils ont même fait l'ascension d'un volcan pour faire un parallèle avec le retour à l'école. «On peut prendre une pause, mais il faut continuer pour voir ce qu'il y a au bout. Ce qu'il y a en haut vaut la peine d'être vu», explique-t-il.
Jeudi dernier, plusieurs jeunes étaient venus témoigner de l'efficacité de ce projet les motivant à retourner en classe. Nadia Caissie, tout comme ses deux collègues Maxime Gignac et Cindy Pelletier, avait abandonné l'école. Maintenant le projet terminé, ils ont regagné confiance en eux et en leur potentiel et ont intégrer à nouveau l'école. Maxime affirme même vouloir effectuer une technique en soins infirmiers, Nadia veut devenir assistante familiale et aide sociale, tandis que Cindy a fait preuve de détermination en terminant en une année son cinquième secondaire.
«J'avais besoin d'être motivée. Au Guatemala, c'est un stage, pas un voyage que nous avons fait. J'ai appris que dans les pays pauvres, tous n'ont pas les mêmes moyens que nous», explique-t-elle.
Son confrère Maxime mentionne que le stage lui a permis de se dépasser, de retrouver la confiance perdue et d'acquérir les outils et la motivation nécessaires pour retourner à l'école.
Quant à Cindy, elle est entre autres allé puiser sa source de motivation dans sa famille d'accueil. «Ils m'ont montré des bonnes valeurs, je suis même resté en contact avec eux. J'ai été cherché beaucoup plus de confiance en moi», renchérit-elle.
Le projet Eldorado est maintenant rendu à recruter sa neuvième cohorte. 12 jeunes passeront à travers ces étapes du projet pour les motiver, les encadrer et les inciter à retourner à l'école afin de se tracer un tout nouveau projet de vie.