«Il y aura un double impact sur le parti du NPD. D’un côté, ils perdent un ami et un gars sympathique. C’est un choc émotif et affectif. De l’autre côté, ils sont aussi privés de leur meilleur joueur. Ils ont perdu l’emblème et la figure du NPD.»
«Personne n’appellerait le premier ministre « Stephen », mais pourtant Jack c’était Jack. Les gens se sentaient près de lui, car il était Québécois. C’était le bon voisin ou l’oncle que tout le monde aime. Il avait l’image du gentil monsieur.
«C’est rare en politique les gens qui dégagent cette assurance et ce charisme. Il faut remonter à l’époque de Lévesque pour avoir un comparatif et encore là, les gens aimaient l’homme pour ses idées. Jack lui était apprécié pour sa personnalité et ses qualités.»
Avec le décès de Layton, Stephen Harper se retrouve presque seul à Ottawa. Le NPD, ayant perdu son chef, devra s’appuyer sur ses leaders tels que Thomas Mulcair qui auront un rôle primordial au sein du parti.
«On ne peut parler du NPD sans parler du Québec et de Thomas Mulcair, reprend le professeur Soulard. Il aura un rôle important. Il était là avant la vague NPD qui a touché la province en mai dernier.»
«Le premier ministre Harper ne doit pas être malheureux de voir le NPD décapité de la sorte. Il aura donc le champ libre car l’opposition officielle sera affaiblie. Le NPD devra se réorganiser très vite.
«Il n’y aura plus personne face à Harper. Le parti aura un choix à faire quant à la succession du leader, mais Nycole Turmel devra commencer la session parlementaire.
Alain Soulard croit vraiment que les Québécois ont perdu un allié.
«Les citoyens perdent une sympathie pour le Québec. Il comprenait notre différence et le fait qu’on veut être reconnu. Il était prêt à respecter les différences du Québec», soutient-il.
