Elle a beau faire partie du paysage shawiniganais depuis 1927, la gare qui appartient au Canadien Pacifique a connu des jours meilleurs. Que lui réserve l'avenir? À en croire le premier magistrat, tant et aussi longtemps que la compagnie ferroviaire ne se départira pas de ses bâtiments excédentaires, les options restent limitées. «À mon avis, ça ira peut-être d'ici la fin de l'année ou en 2012, confie Michel Angers. Nous continuons à faire des pressions et il y a quelques projets dans l'air.»
M. Angers reconnait que certaines personnes l'ont approché, mais il répète que l'objectif reste le même. «Je souhaite faire des ententes avec le privé. Nous sommes prêts, mais ça prend des investisseurs privés qui veulent monter des projets. On ne se cachera pas que quand le centre d'entrepreneuriat sera retapé, il y aura certainement beaucoup d'intérêt pour la gare.»
L'aspect de l'endroit changera considérablement. «N'importe quel projet pourrait prendre place dans ce bâtiment. Un restaurant, un bar, c'est relativement grand. C'est surprenant, soulève le maire. Il y a des gens qui ont des idées et nous sommes prêts! M. Angers fait toutefois une mise en garde. «Ce n'est pas vrai que nous allons acheter le bâtiment, le rénover, le céder sans compensation et l'entretenir. C'est toujours le même défi. Quand il y a des partenaires privés, ça stimule l'économie!»
Selon l'inventaire du patrimoine bâti de la ville de Shawinigan, le bâtiment est encore dans un bon état. Peu de modifications ont été apportées à celui-ci depuis sa construction. Elle est représentative de l’influence continue qu’a exercée le chemin de fer sur le développement économique de la ville en assurant le transport des marchandises et des gens entre Shawinigan et Trois-Rivières.
La Wabasso
Comme précédemment mentionné dans l'Hebdo, le bâtiment de la Wabasso bouge guère. «Nous sommes toujours dans les démarches préliminaires avec le plan des architectes, mais nous sommes aussi toujours dans l'attente de réponse des demandes de subvention auprès du gouvernement. Je m'attendais à ce que ces réponses arrivent avant l'été. Quand nous faisons appel à ces programmes, tant et aussi longtemps que nous n'avons pas de réponse, on ne peut pas commencer quoi que ce soit», justifie Michel Angers. Si nous commençons le toit présentement, puis un coup fait, je reçois la réponse, il faut que j'enlève ces travaux.»
Le bâtiment appartient à la ville et des appels d'offres sont récemment parus pour la réfection de la toiture. «Je m'attends toujours qu'à l'automne nous allons avoir un stationnement aménagé et je m'attends qu'en début d'année prochaine, il y aura des activités. Nous sommes en attente, mais nous sommes prêts!»
